Les basques furent sans doue les premier à mener une chasse organisée contre les baleines, il y a plus de 1000 ans déjà. Bien qu'ils n'aient disposé que d'armes très simples, les baleiniers basques ont réussi en quelques centaines d'années à éliminer les baleines franches qui venaient se reproduire dans la baie de Biscaye. Dès le XVIIIème siècle, la chasse aux baleines était devenue une activité industrielle. Des flottes entières furent équipées dans le seul but de pourchasser les baleines sur toutes les mers du monde, depuis l'équateur jusqu'aux pôles. Chaque fois qu'une espèce était dépeuplée, les baleiniers se tournaient vers de nouveaux horizons ; chaque foi qu'une espèce était décimée, ils s'en prenaient à une autre espèce, jugée jusque la moins rentable. L'arrivée des bateaux à vapeur et l'invention du harpon à tête explosive par les norvégiens accélérèrent encore le déclin des grandes baleines.
Vers le milieu du XXème siècle, les populations de la plupart des espèces de grandes baleines étaient à ce point décimé que la chasse devint de moins en moins rentable : on estime que certaines espèces avaient perdu jusqu'à 95 % de leurs effectifs !
Les pays baleiniers décidèrent alors de créer la commission baleinière internationale (CBI) : à l'origine, cette institution était chargée de défendre les intérêts des chasseurs, notamment en accordant à chacun sa « part du gâteau ». Mais, par la suite, la pression de l'opinion publique mondiale (de plus en plus favorable aux cétacés) et l'épuisement des populations de baleines, finirent par obliger la CBI à se préoccuper du sort de ces mammifères marins. En 1986, la CBI ordonnaient l'arrêt de toute chasse commerciale contre ces animaux pour une durée illimitée. Cette mesure visait à permettre aux baleines de reconstituer leurs populations affaiblies pas plusieurs siècle de chasse acharnée.
Cette décision permit aux populations de certaines espèces de se reconstituer : c'est le cas du petit rorqual, du cachalot ou de la baleine grise. Mais d'autres espèces qui avaient presque complètement disparu son toujours très rares aujourd'hui. Et quelques pays ne respectent pas la décision de CBI. La Norvège abat ainsi plusieurs centaines de petits rorquals dans l'atlantique Nord chaque année, tandis que le Japon continue à tuer des centaines de grandes baleines non seulement dans les mers proche de ses côtes, mais aussi jusqu'en Antarctique. Et l'Islande, qui avait cessé la chasse pendant de nombreuses années, a recommencé à tuer des petits rorquals en 2003.
La chasse ne représente plus la seule menace pour les baleines, qui souffrent aujourd'hui de la pollution des mers, de la destruction des zones où elles se reproduisent, de la présence de grands files de pèche modernes dans lesquels elles se noient ou encore de la diminution du nombre de leurs proies suite à la pêche industrielle. Les sonars très puissants développés par la marine de guerre américaine et qui ont été testés récemment dans l'atlantique, ont provoqué des ondes sonores sous-marines tellement fortes qu'elles ont tué des baleines en détruisant leur oreille interne.
La plus grande des baleines, le rorqual bleu , est le plus grand animal connu que la Terre ait jamais porté : Les plus grands rorquals bleus observés mesuraient près de 33 m de long, pour un poids de plus de 150 tonnes! Les baleine impressionnent aussi par leurs performances : on sait, par exemple, que ces animaux son capables de communiquer par infrasons avec des congénères distants de plusieurs... centaines de kilomètres!
